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"Un autre regard sur les savoir-faire et terroirs de France"

Lancé en 2017, THE FRENCHIP est un média qui vise à valoriser les savoir-faire et terroirs de France en mettant l'accent sur la beauté des photographies et le goût pour les belles histoires, car derrière chaque artisan, paysan, créateur, se cachent des gens passionnés et passionnants qui mettent tous leurs efforts au service du rayonnement de leur métier, de leur patrimoine régional et par dessus tout de la France. En savoir plus

 

© 2017 THE FRENCHIP 

Embarquez avec les pêcheurs de Sète!

31/1/2018

Bienvenue à bord du Louis Gaetane 2, à la découverte du travail d'Ange Morello et de son équipage, la passion des filets chevillée au corps.

 

 

Ange est un patron pêcheur tout en rondeur. Grand professionnel, il pilote son navire, scrute les systèmes informatiques méthodiquement et mène ses matelots d’une façon paternelle, joviale et bienveillante. Il est issu d’une famille Italienne qui a fuit le pays au début de la guerre vers la Tunisie puis vers  Sète en France. Chez lui, les hommes s’appellent Ange puis Rocko de génération en génération (son grand père s’appelait Ange, son père Rocko, lui Ange et son fils Rocko)...Le photographe Fred Lancelot nous offre ici un reportage authentique réalisé en 2013 et nous montre le quotidien des pêcheurs de Sète. Carnet de bord.

 

Dureté des éléments, beauté des paysages, fascination des éléments méditerranéens, travail physique, quel est le quotidien de ces pêcheurs rescapés de la crise du poisson ?

 

 

Coincé entre la mer et l'étang de Thau, le port de Sète fut créé sous l'initiative de Louis XIV pour ouvrir le Languedoc sur la Méditerranée. Trois siècles plus tard, le port de pêche de Sète est toujours le premier en méditerranée française. Une cinquantaine, il y a 25 ans, aujourd’hui 13 chalutiers polyvalents composent la flotte sétoise qui pêche notamment le maquereau, le merlu, le poulpe, le capelan, la chinchard, la bogue et enfin la sole quotidiennement dans le Golfe du Lion.

 

 

 

A bord du chalutier, Louis Gaétane 2, les quelques marins résistent à la disparition du poisson bleu, à la crise, à l’augmentation des charges et du prix du gasoil.

 

Sur ce chalutier en bois de 30 ans, le travail des hommes est réellement difficile. Il mêle sueur, fatigue, frustration, dureté, mais aussi beauté, satisfaction, partage et fascination.

 

 

 

 

« Il n’y a pas de monotonie, ce n’est jamais pareil, j’ai une grande liberté,  mais ce n’est plus comme avant, les gens croient que c’est un métier tranquille, en fait c’est très dur». Ange Morello

 

 

 

 

L'équipage

 

Il y a Sébastien, matelot depuis 14 ans. Ce grand gaillard d’1 mètre 90 est également d’origine italienne, de calabre. Il est supporter du Milan AC, dont il va voir des matchs de temps en temps. Ponctuel, volontaire et souriant, il est fatigué moralement et physiquement par les heures de travail à bord et la dureté des tâches sur le pont du bateau exposé aux caprices du temps et de la mer.

 

 

Son camarade Ludovic est le matelot mécanicien du bord. Il a commencé le métier à 16 ans. La petite trentaine, les traits sont déjà tirés, la fatigue omniprésente. C’est un marin aguerri, il scrute l’horizon méditerranéen et les poissons qui frétillent dans les filets de pêche depuis 10 ans.

Pourtant, son bonheur est aussi ailleurs, dans les yeux de son fils de 5 mois (en 2013) et sur les terrains de foot de l’AC Sète où il entraine les ados et joue comme stoppeur dans l’équipe séniors.

 

 

Le dernier marin du Louis Gaétane 2 est un jeune apprenti de 16 ans. D’un père pêcheur immigré italien lui aussi, il connait très bien la mer.

Placé par le Lycée de la Mer Paul Bousquet en alternance pour deux ans, au rythme de 3 semaines à bord et 1 semaine à l’école.  

 

 

 

Le Bateau

 

Bateau : Louis Gaetane II

Date de mise en service: 3 juillet 1983

Equipage: 4 personnes

Activité: 200 jours de pêche / an

Horaire: 2h30 -17h

Equipement: Filets 3 passes de filets, une de 4h (4h 8h du matin) puis deux de 2h30

Tri du poisson environ 2h par filet

Retour à la criée à 14h pour prendre place

Ouverture de la criée à 15h30

 

 

 

La pêche à Sète

 

On pratique à Sète une pêche au chalut dit démersal qui concerne le poisson blanc (celui qui vit au fond de la mer; sole, rouget, baudroie, dorade). C’est de la pêche de chalut de fond mais ce n’est pas une pêche en eaux profondes - 500/600 m - car on reste sur le plateau continental - profond jusqu’à 100m. Le fond est du sable ou de la vase, donc l’impact écologique est limité.

Après 1 à 2 heures de navigation, on arrive sur zone de pêche, on met le chalut à l’eau et on le tracte à l’arrière du chalutier pendant 3 heures à une vitesse d’environ 4 nœuds. De 3 à 4 traits (mise à l’eau du chalut) sont réalisés par jour, pour des captures de 500 à 600 kg. Le poisson est trié à bord et placé en caisse de 10 à 15kg avant le retour au port vers 16-18 heures.

 

 

 

 

 

 

Malgré la difficulté du métier, les aléas financiers et les risques , la pêche fait partie intégrante du paysage et du patrimoine méditerranéen. L'enjeu pour les pêcheurs dans les années qui viennent est grand pour concilier tradition, savoir-faire, emploi et préservation de l'environnement... 

 

Tout savoir sur le port de Sète

www.sete.port.fr

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