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"Un autre regard sur les savoir-faire et terroirs de France"

Lancé en 2017, THE FRENCHIP est un média qui vise à valoriser les savoir-faire et terroirs de France en mettant l'accent sur la beauté des photographies et le goût pour les belles histoires, car derrière chaque artisan, paysan, créateur, se cachent des gens passionnés et passionnants qui mettent tous leurs efforts au service du rayonnement de leur métier, de leur patrimoine régional et par dessus tout de la France. En savoir plus

 

© 2017 THE FRENCHIP 

Chez les ostréiculteurs du Cap Ferret

8/1/2018

 

Nous vous emmenons aujourd’hui à la découverte des villages ostréicoles du Cap Ferret. Reportage photographique en plein coeur de l'hiver...

 

 

Sur cette fine bande de sable et de pins, refermant presque le bassin d’Arcachon, s’est développé depuis le milieu du 19ème siècle un savoir-faire unique qui donne au Cap son esprit la fois agricole et maritime. L’ostréiculture bien sûr ! Nous avons profité des vacances de Noël et du calme ambiant, pour arpenter les ruelles typiques des villages de Piraillan, du Canon, et de l’Herbe, où l’activité n’a pas cessé pendant les fêtes.

 

 

 

Nous arrivons ce 1er janvier au Cap Ferret. La tempête Carmen vient juste de passer. L’air est chargé d’humidité mais le ciel est bleu. Le vent souffle très fort et le Cap est désert.

 

 

Après un petit tour vivifiant sur la dune de sable côté océan, nous nous dirigeons vers le premier village ; Piraillan. Nous sommes à marée basse. Les barges ostréicoles sont flanquées sur le sable et tout semble endormi. Très vite pourtant, nous rencontrons les premiers ostréiculteurs qui travaillent chez Sylvie Latrille, la Cabane 57.

 

 

 

Ils s’affairent sur les fameuses poches qui permettent de faire grandir les huîtres. Il faut inspecter chacune d'entre-elles et les réparer. C’est un "job" difficile dans l’humidité et le froid, mais rien n’arrête les ostréiculteurs qui sont habitués à ce dur labeur. En effet, la culture de l’huître ne s’arrête jamais et ce, quelques soient les conditions météorologiques. Il faut 3 ans de soins et de travail, pour mener les larves des huîtres jusqu’à leur taille définitive.

 

 

 

La particularité du Bassin d’Arcachon est qu’on y cultive les huîtres sur toute la chaîne. C’est ici que naissent la plupart des huîtres françaises avant de rejoindre les parcs des différents lieux de production. Cela explique aussi que dans le bassin, on n’a guère de répit.

 

Ces cycles de reproduction puis d' élevage des huîtres sont l’objet d’une attention de tous les jours et de travaux réguliers.

 

 

« Au début du cycle, la larve se fixe sur le collecteur pour former le naissain, c’est le fruit de la gamétogenèse, principe de reproduction de l’huître hermaphrodite. Durant cette période démarrant en mars, elle est dite « laiteuse » et prépare la ponte qui va s’étaler entre juin et septembre. La vie larvaire (environ une vingtaine de jours) va alors commencer jusqu’à sa fixation sur un collecteur. La coquille de l’huître se forme à ce moment.

A partir de juin, la mise en place de nouveaux collecteurs va donc se faire pour le captage des larves. L’huître captée va prendre coquille et se développer.

 

Dès octobre, on peut pratiquer le détroquage (détacher les huîtres du collecteur) mais on préfèrera attendre le printemps prochain pour avoir des huîtres plus résistantes. Détroquées, les huîtres sont en même temps triées (ou criblées) avant d’être mises dans des poches grillagées pour être amenées sur les parcs où elles commencent leur croissance, sous l’œil vigilant des « paysans de la mer ».

Régulièrement tout au long de l’année, ces poches sont retournées, déplacées parfois et remplacées quand il le faut, afin que l’huître ne soit pas gênée dans son développement. Contre vents et marées, en filtrant eaux et algues, la perle du Bassin ira jusqu’à maturité. 

 

 

Nous poursuivons notre balade dans le village du Canon, l’un des plus typiques du Cap. Les maisons de couleur rappellent presque l’architecture des Antilles françaises et la végétation est luxuriante grâce au climat océanique.

 

 

 

 

Nous sommes sur le domaine maritime et les ostréiculteurs peuvent faire déguster leurs huîtres avec du vin blanc local (Bordeaux Graves), quelques crevettes et des bulots : « Pas de dessert, pas de café, pas de chichi », comme on peut lire sur le menu de la Canfouine, une des cabanes du Canon.

 

Les jolies crevettes servies à la Canfouine et l'ambiance cosy de la Cabane 57

 

 

Après le Canon nous allons visiter l’Herbe où l’accès ne se fait que par des escaliers depuis la dune. Nous rencontrons Guillaume Fournier Laroque qui tient la cabane 83. Il ne se fait pas prier pour nous expliquer son travail avec passion. Nous lisons la fierté dans ses yeux et aussi son étonnement d’avoir de la visite dans ses premières heures de l’année.

 

 

Un parfum d’iode quasi florale rempli l’air. Guillaume vient de passer ses poches d’huîtres 3 minutes dans l’eau bouillante afin de supprimer les micros-huîtres qui viennent se fixer sur les coquilles. C'est une opération qu'il doit répéter plusieurs fois pendant le cycle de maturation des huîtres. "Il ne faut pas avoir peur de se mouiller les mains!", nous lance t-il en souriant.

 

 

Quelques derniers pas dans le labyrinthe du village de l'Herbe et nous devons achever notre visite. Nous avons re-découvert un lieu unique où la terre, la mer et la main de l’homme s’associent dans un savoir-faire unique qui nous dit tout du terroir que nous aimons tant vous faire partager. Allez-y sans détour!

 

 

 

 

 

Les références de l’article :

 

Cabane 57, Sylvie Latrille

www.lacabane57.com

 

Cabane 83, Guillaume Fournier Laroque

www.chez-guillaume.fr

 

La canfouine : Village du Canon

www.facebook.com

 

Le comité régional des Ostréiculteurs du Cap Ferret / Arcachon

www.huitres-arcachon-capferret.fr

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