• Grey Facebook Icon
  • Grey Instagram Icon

"Un autre regard sur les savoir-faire et terroirs de France"

Lancé en 2017, THE FRENCHIP est un média qui vise à valoriser les savoir-faire et terroirs de France en mettant l'accent sur la beauté des photographies et le goût pour les belles histoires, car derrière chaque artisan, paysan, créateur, se cachent des gens passionnés et passionnants qui mettent tous leurs efforts au service du rayonnement de leur métier, de leur patrimoine régional et par dessus tout de la France. En savoir plus

 

© 2017 THE FRENCHIP 

Cédric Peltier passe aux choses sérieuses

20/12/2017

Suite de notre mini série de reportages sur le travail de Cédric Peltier, peintre en décor pour un projet avec la Maison Pierre Frey.

 

Il y a quelques semaines, nous débutions notre série par une visite des Serres d'Auteuil à Paris. Nous voulions comprendre les sources de l'inspiration de Cédric Peltier; la Serre offrant un formidable univers créatif: lumières, matières, mouvements des plantes, perspectives. Nous vous proposons de poursuivre cette fois-ci à l'atelier avec le dessin et les premières couches de peinture. Les choses sérieuses commencent.

 

Episode 2: "Les choses sérieuses"

 

 

The Frenchip: Cédric, pouvez-vous nous rappeller les origines du projet?

 

Cédric Peltier: La Maison Pierre Frey m’a passée commande d’une création inspirée d’une serre tropicale. Ainsi, suivant leur documentation et ayant enrichi notre base d’images avec la visite des Serres d’Auteuil, nous avons produit avec Pierre Frey une composition originale.

 

 

 

"Je pousse l’exigence jusqu’à satisfaction, même lorsque le sujet m’inspire peu."

 

 

Parlez-nous un peu des techniques que vous avez choisi de mettre en oeuvre.

 

Je peins sur un panneau de MDF, préparé au gesso ( terme emprunté en français à l'italien des arts et de la culture picturale, hérité d'un mot latin issu du grec « gypsos », signifiant gypse ou plâtre, est un enduit à base de plâtre et de colle animale, utilisé pour préparer, à partir du Moyen Âge, les panneaux de bois destinés à être peints). Je commence par reporter le dessin au crayon à l’aide d’un quadrillage et de différents calques. Cela me permet de mettre en place mes valeurs et de confronter les différentes textures. Puis, après validation du dessin final par son commanditaire, je fixe le dessin afin de pouvoir repasser dessus en peinture sans que celui-ci ne vienne ternir mes couches de fond ou disparaisse tout simplement.

 

 

 

 

Quelles peintures utilisez-vous?

 

J’utilise de la caséine, qui est une sorte de gouache à base de lait. Très répandue en Russie pour la peinture d’icônes, elle a une élasticité très intéressante qui la rend idéale sur format de bois. Qui plus est, elle renvoie magnifiquement la couleur, un peu à l’image d’un badigeon de chaux. Ce qui est loin d’être le cas pour l’acrylique, qui a un coté très terne et un peu “plastique”.

Dernier point important, elle est respectueuse de l’environnement.

 

 

Comment voyez-vous la relation entre travail artisanal et création artistique?

 

L’artisanat d’art est, pour moi, un travail de commande. Je mets mon savoir-faire au service d’un client qui a une exigence, une vision. Je l’oriente simplement par mes capacités et la culture de mon métier sur ce qui est possible et impossible de réaliser. Il y a pour moi un investissement personnel moindre par rapport à la création artistique pure, toutefois, il m’est important de m’approprier un sujet, même imposé.

Ensuite, le respect pour la peinture, mes pairs et l’histoire de mon métier font le reste, je pousse l’exigence jusqu’à satisfaction et se quelque soit le sujet; création ou commande.

 

 

 

 

Et la création artistique?

 

La création artistique pure n’a rien à voir car je considère que c’est un acte grave, sans demi-mesure ni compromis. Je suis face à moi-même, et je dois sortir de ma zone de confort à chaque tableau, quitte à contraindre mon savoir-faire technique ou à détruire mon académisme. Le sujet m’appartient complètement et je suis finalement le seul à satisfaire dans cette histoire.

 

 

La peinture est dans ce contexte, un miroir de mon état, un prisme de mes émotions et le constat de l’avancée d’un cheminement personnel.

On ne parle plus de “joli” mais on parle de “beau”, on ne parle plus d’”harmonie” mais on parle de “force”, de “fragilité” ou de “douceur”.

Il n’y a plus d’équilibre ou d’esthétisme qui tiennent, il y a des choix forts et un souci d’être le plus honnête possible, peu importe le reste.

 

En conclusion, Cédric? :

 

Je dirai qu'entre le peintre en décor et l’artiste peintre, il y a un monde. Un peu comme si au plus profond de nous, Dr Jekyll et Mr Hyde étaient perpétuellement en train de se tordre le cou...

 

A suivre...

 

 

A lire: Episode 1: "Chasseur de lumière"

Suivez Cédric Peltier sur Instagram: @cedricpeltiercp

www.cedricpeltier.com

Facebook

 

 

Aimer
Please reload

SUIVEZ-NOUS!

  • Facebook - White Circle
  • Instagram - White Circle
  • Twitter - White Circle
A lire aussi

La naissance d'un vignoble dans le Lot

May 29, 2018

Lauzerte, sur la route de Compostelle

May 11, 2018

Simond, le coutelier des glaces

May 8, 2018

1/2
Please reload