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"Un autre regard sur les savoir-faire et terroirs de France"

Lancé en 2017, THE FRENCHIP est un média qui vise à valoriser les savoir-faire et terroirs de France en mettant l'accent sur la beauté des photographies et le goût pour les belles histoires, car derrière chaque artisan, paysan, créateur, se cachent des gens passionnés et passionnants qui mettent tous leurs efforts au service du rayonnement de leur métier, de leur patrimoine régional et par dessus tout de la France. En savoir plus

 

© 2017 THE FRENCHIP 

La truffe, l'invisible amie du paysage

11/12/2017

Une invitation à découvrir le travail de Patrick et Pascale Duler qui depuis 30 ans observent et tentent d'apprivoiser la truffe.

 

 

L'hiver est arrivé. Le doux parfum de feu de cheminée rempli la campagne. La neige feutrera bientôt les bruits de la nature qui semble s'être endormie. Pourtant sous la terre, il se passe des choses incroyables. La truffe profite des sols gelés pour finir son développement. Bientôt il sera temps de partir à sa chasse que l'on appelle le Cavage.

 

 

Nous sommes en plein cœur du Lot, dans le Quercy que l'on dit blanc car ici les pierres des maisons sont d'une jolie couleur de crème. Son terroir renferme un trésor bien caché. Dans ces sols relativement pauvres, seul le chêne a trouvé suffisamment de robustesse pour s'épanouir. C'est de lui qu'on tire le nom de Quercy, quercus en latin signifiant tout simplement : chêne. La truffe y a trouvé une terre d'asile et c'est dans les truffières du Domaine de Saint-Géry, dont nous vous avons déjà parlé, que Patrick et Pascale Duler proposent leurs séjours de "chasse à la truffe", une façon de partager leur terroir et de redonner au produit sa noblesse naturelle.

 

 

 

Nul besoin de rappeler que la truffe est rare et chère, il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Au 19ème siècle, on produisait jusqu’à 3 000 tonnes de truffes par an. On ne sait plus en faire que 10 à 30 tonnes suivant les années de nos jours, et cela, malgré les centaines de chercheurs et d’ingénieurs qui travaillent sur la truffe. C’est en prenant conscience de cela, il y a plus de dix ans, que les Duler, ont radicalement changé leur approche de la trufficulture en prenant du recul et en s'éloignant des raisonnements cartésiens des techniciens et des scientifiques. Ils se disent éleveurs de truffes et non trufficulteurs, car la truffe se nourrit par absorption et non par photosynthèse. En cela, elle se rapproche presque de l'animal. 

 

 

La truffe est aussi une amie du terroir. Invisible certes, parce qu’elle loge sous terre, la Tuber Melanosporum « marque » en réalité son territoire, et façonne son paysage. Les terrains, où elle se développe, sont reconnaissables entre tous. Il faut scruter le paysage pour découvrir son jardin… La main de l’homme est une condition nécessaire, mais pas suffisante. La truffe a besoin d’alliés « sur le plancher des vaches ». Ainsi les ovins ou les chevaux font le « ménage », en débarrassant le terrain de la broussaille et les arbres de leurs excès de ramure. En faisant cela, ils lui garantissent la lumière. Et c’est eux, aussi, qui nourrissent la terre où elle aime grandir.

 

Le premier rôle de l’homme consiste en fait à les aider à faire ce travail. Mais la truffe a également d’autres précieux complices dans le sous-sol : les vers de terre qui passent leur temps à aérer sa demeure. En toute logique, la truffe fuit les terrains où tout cela se passe « à l’envers » : mécanisation à outrance, engrais chimique, pesticides, aucune présence animale, etc. Lorsque chacun fait son ouvrage, la truffe appose enfin son « sceau » : c’est « le brûlé », ce rond au pied des arbres, sans herbe. Là, on peut se dire : nous sommes chez elle.

 

 

Depuis 30 ans, Patrick et Pascale observent et tentent d'apprivoiser la truffe. Depuis 1989, près de 12 000 arbres ont été plantés sur le Domaine. Chaque printemps, pendant leurs trois premières années, les jeunes truffiers sont sarclés à la main, tuteurés et taillés progressivement pour les amener à une forme propice de développement de la truffe.

 

Cette passion pour la truffe se partage. En effet, de janvier à fin février, le Domaine de Saint-Géry propose des week-end « Truffe » ou en compagnie des chiens Amarone , Freya et Leona, vous pourrez arpenter la plantation au gré de leur odorat pour dénicher le précieux diamant noir. C'est le cavage. « Nous suivons nos chiens, les yeux rivés sur leur moindre geste, et dès qu’ils s’arrêtent pour gratter le sol , nos cœurs sont en émois. » explique Patrick qui propose ensuite de déguster le précieux met dans sa cuisine à la fois simple et raffinée. 

 

 

Les week end truffes sont une occasion rare de rentrer en contact avec le terroir et de saisir le lien indispensable entre la nature et le savoir-faire de l'Homme. A découvrir ici sur le site du Domaine de Saint-Géry

 

 

 

Domaine de Saint-Géry

46800 Lascabanes

www.saint-gery.com

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